C'est comme si l'on courait après nos vie, sans pouvoir la rattraper, et une fois qu'on crois l'avoir, elle repars encore plus vite, pour mieux, nous fuir, mieux nous faire souffrir. Mieux nous décourager.
Et quand on peut plus courir, qu'on peut plus sourire, qu'on en a plus envie, elle n'est toujours pas là pour nous rassurer. Comment on va s'en sortir . Comment on va être heureux, je sais pas faire toute seule.
Quand la vie va vient, et qu'on ne sait pas expliquer les baisses, quand elle reviens, pour nous laisser une once de bonheur, elle repars encore plus vite. Elle nous rie au nez. Quand on se comprend plus, quand arrive plus à savoir, à penser, quand c'est trop, quand c'est pas assez, on a envie et le lendemain on a plus envie. On oscille entre bien et mal, on se prend des vagues. On est malheureux alors qu'on devrait pas, on explique pas, les gens comprenne pas. Soignez moi, la maladie ronge.